mardi 11 octobre 2005

rivière de nouilles

Vendredi était organisé à notre encontre une petite fête en l'honneur des étrangers de l'IIS. Pour ceux qui ne suivent pas, l'IIS c'est l'Institute of Industrial Science qui est un institut de recherche dépendant de Todai (TOkyo DAIkaku = université de tokyo. Sur le terrain de foot boueux a été installé une foule de petits stands de cuisine de tous les pays. La France y tenait un stand de crêpes, de loin le plus apprécié au vu de la longueur de la queue qu'il fallait faire pour obtenir une crêpe au chocolat. Nos cocottes s'en sont délectées. Il y avait aussi, stand de poulet curry indien, boulette de viande et purée suédois (comme à IKEA), raviolis flottant dans de l'eau chaude et salade de fruit pétillante de chine, Yakitoris nippons et encore d'autres stands que nous n'avons pas goûtés. Mais le plus drôle était sûrement la rivière de nouille japonaise. C'était une espèce de gouttière géante en bambou à l'intérieure de laquelle coulait un bouillon de nouilles. La cascade était alimentée par une pompe a eau et des préposés à l’alimentation de la rivière en nouille alimentaient la rivière en nouilles. Ces dernière dévalant la pente puis étant attrapées au vol par des baguettes savamment mises sur leur chemin par quiconque voulant s’en jeter une. Les cocottes ont évidemment adorées, elles ont vite fait d’essayer d’en attraper avec leurs petits doigts, mais Gaëlle-san à qui cela dégoûtait un petit peu veillait à la bonne tenue de ces demoiselles. Et que devenait les nouilles qui arrivaient en bas sans s’être fait attrapées ? Tout naturellement un préposé à la récupération de nouilles (qui se nommait teleski) se chargeait de les remonter en amont au point que l’on pourrait nommer « ground zero », « départ », « start » ou « let’s go for a ride, noodles ».
Le joueur de sitar iranien s’étant finalement décommandé, la belle estrade montée pour l’occasion a finalement servi pour un concert improvisé par Garance et Judith accompagné d’un petit copain japonais. Un attroupement s’est spontanément créé au son de Kawaï, Kawaï… et le spectacle a commencé : rigolades dans le micro, chansons (une sourie verte, ..) chantées par garance, démontage de micro, coins coins par le petit copain japonais sans oublier les indispensables « caca prout », « caca cucu » et « caca pute » tout cela sous les projecteurs, amplifié à 120dB et filmé par le responsable audiovisuel de l’université. Et puis heureusement que « caca pute » ça ne veut rien dire en japonais….Je suis désormais reconnu dans les couloirs comme le père des charmantes petites filles qui ont fait un si délicieux spectacle (caca prout). Une petite pluie fine a fini par ramollir la boue sous nos pieds et à disperser la foule. Petite pluie fine qui s’est transformée en véritable pluie qui n’a cessé que lundi matin.
Cette soirée s’est terminée dans un excellent restaurant de Shibuya ou la fine fleur du laboratoire s’est donné rendez vous pour un dîner en l’honneur de Sachie-san, secrétaire du laboratoire qui part en congé maternité et tant qu’a faire aussi pour les trois nouveaux arrivants dont je fais partie. Une note entière sera consacrée à ce repas. Ayant abandonnée lâchement ma petite famille à la maison pour ce dîner j’en ai profité pour suivre les convives dans un micro bar d’un coin mal famé de Shibuya. Nous nous enfilâmes tous les six dans les deux mètres carrés du troquet tenus par une mama-san à la mise en plis impeccable. Et la ce fut bière à gogo, le verre immédiatement re-rempli par mama-san des que le niveau en avait baissé de quelques centimètres. (Je ne sais pas dire non merci en japonais, d’ailleurs je ne sais pas si ça se dit….). Le résultat a été un retour à la maison en titubant et je n’était pas le seul, loin de la. J’ai eut le temps d’apercevoir un japonais rampant au milieu de la rue en direction d’un taxi dont heureusement les portes sont actionnées automatiquement par le chauffeur. Le démiurge fut aussi difficile le lendemain.

1 commentaire:

Thalie a dit…

adorables fillettes et hilarant papa !! Vous avez dû en entendre des "caca-pute" caca-prout" suivis de gentils gloussements japonais ! lol
Géniale rivière de nouilles, c'est ma première !
Ce soir-là, vous avez découvert un autre des passe-temps favoris des salary-man surtout, lever le coude et... forcément (chanter fort un immense rictus accroché aux lèvres) et crapahuter péniiblement pour retrouver le chemin de son futon !! J'exagère, un peu, certes ;o) lol