mercredi 24 janvier 2007

Street art

Il est 19h, j'éteins la machine de gravure plasma, je coupe les gaz, l'hexafluorure de soufre, l'octafluorocyclobutane, l'hélium, l'oxygène et l'azote. Je retire ma combinaison et mes petits gants en latex. Je range mon ordi et lance un vaillant O tsukare Sama Desu ! (Veuillez sincèrement m'excuser de vous faire l'injure d'oser quitter le travail avant vous et vous remercie platement de l'acharnement au travail que vous avez su montrer) à mes collègues qui me regardent passer dans le bureau avec leurs yeux fatigués, du moins pour ceux qui les ont encore ouverts. Je monte sur mon vélo, enfourche mon ipod, passe devant les pompiers puis dévale la pente vers chez Monsieur Abe en freinant au dernier moment. Deux virages à 90 degrés négociés de bien belle façon et la, boom, je tombe devant ça:

4 commentaires:

akaieric a dit…

C'est tellement strange qu'on dirait que ça a été fait par un artiste pop-moderne.

itadakimasu a dit…

non non c'est bien une fillette de 5 ans...que l'on a laisse dans la rue avec une boite de craie...

inusushi a dit…

Et c'est qui le p'tit bonhomme rouge avec de gros biceps ? Encore un coup d'Il était une fois la vie et de son réseau lymphatique...?!

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je m'appelle Agnès Domercq et je travaille à l'heure actuelle à la rédaction d'un ouvrage sur le Japon. En effet, mon expérience du monde du travail japonais m'a donné l'envie d'écrire, à mon retour en France, un livre construit autour de témoignages d'étrangers ayant eux aussi travaillé au Japon.

La question qui m'intéresse véritablement est moins la question de l'entreprise japonaise que la question de la capacité d'un étranger à s'y adapter. La question serait donc plutôt de savoir s'il est possible de s'adapter aux méthodes de travail japonaises et si oui, à quel prix?

Il n'est pas question pour moi d'écrire un ouvrage de sociologie ou de recherche mais plutôt de donner la parole à des étrangers, anonymement s'ils le souhaitent, afin qu'ils décrivent leurs conditions de travail, la façon dont ils sont parvenus (ou non) à s'y adapter et que, ce faisant, ils évoquent "leur Japon".

C'est pourquoi je serais très intéressée de pouvoir recueillir votre témoignage, vous qui travaillez au Japon.

Actuellement à Paris, je prévois de voyager prochainement au Japon alors n'hésitez pas à me contacter pour que nous puissons organiser une rencontre.

Je vous remercie.

Agnès Domercq
agnesdo@hotmail.com