samedi 17 décembre 2005

Last christmas I gave you my heart....

Au secours, les japonais sont devenus fous, ils passent en boucle dans tous les magasins et restaurants cette chanson immonde de Georges Mickael. version slow, version techno, version J-pop, version musette, c'est insupportable. Ca reste dans la tete et on ne se peut plus s'en defaire. Mais ca n'a pas l'air de perturber bertrand.

kiddyland

La journee passee a arpenter les rue des harajuku, le temple Meiji Jingu, la rue takeshita et les 100 ¥ shops. Gaelle-san est un peu malade alors elle est restee sous la grosse couette bien chaude.





Et comme d'habitude Bertrand n'est pas tres perturbe:

jeudi 15 décembre 2005

Plateau repas

Les voila, ils sont la. A 13h pres de Hachiko comme convenu la petite famille Charlot de Paris était presente. Ils n'ont pas dormi dans l'avion et on comme prevu des grosses cernes sous les yeux. L'ambiance survoltée de Shibuya les a maintenu éveillé jusqu'a ce soir. On les a trainé au Tokyu Hands pour les maintenir éveillé le plus longtemps possible. Les trois petites filles sont hyper contentes de se retrouver et ont immediatement revetues leur tenue de princesse. Nous avons reçu 17kg de presse Française et on est hyper heureux.





mercredi 14 décembre 2005

AF276

Ils sont partis et a l'heure, par contre le logiciel ne dis pas si ils sont bien dans l'avion a quelle place ils sont assis.

Merci Air France de ces precisions, quand je me suis connecte ils avaient atteris depuis 4 minutes. Je leur laisse quelques heures pour passer la douane et prendre le N'EX puis rendez vous a Achiko.

Chacha et Potiron

Potiron se sentait un peu seul aujourd'hui alors il a appelé son ami chacha et ensemble ils ont passé une bonne soirée...


subarashi

Notre petite Garance devient une grande fille, et elle dessine de mieux en mieux. Il faut dire aussi qu'elle y passe le plus clair de son temps, installée dans son bureau et qu'il vaut mieux ne pas essayer de la deranger dans ces moments de création.


lundi 12 décembre 2005

Sushi train

Ça y est! Enfin après trois au Japon on a réussit a déjeuner au sushi bar. Il faut dire qu’a notre décharge c’est pas super facile d’aller au sushi bar avec deux fillettes qui n’aiment pas les sushis. Notre dernière expérience datait du 5septembre, c’est-à-dire le jour de notre arrivée sur le sol nippon. Trop content d’être enfin arrivé, d’avoir acheminé nos 90kg de bagages jusqu’à l’hôtel on s’était rué vers le premier sushi bar du coin et l’expérience fut un calvaire. Les filles étaient fatiguées et affamées et on refusé d’avaler le moindre sushi et ont tout fait tomber par terre devant le regard amusé du chef de cuisine.


Ce matin donc, ce fut autre chose. Garance à l’école, Judith à la crèche et leur parents assis en amoureux sur des strapontins face au petit train d’assiettes qui tourne en rond autour des sushi- chefs. On choisit celui qu’on veut, la couleur de l’assiette détermine le prix. On se sert du thé vert a volonté avec le petit robinet devant nous. Au bout d’un moment on a une pile d’assiette sur la table, le ventre plein et la larme à l’œil de bonheur. On les a pratiquement tous goûtés et c’est bon a mourir. A part bien sur ceux aux œufs d’oursins et ceux au poulpe qui sont un peu caoutchouc. D’ailleurs je vous laisse voir ce petit rictus de bonheur au coin des lèvres de Gaëlle-san.

mercredi 7 décembre 2005

Parallel computing

L'université de Tokyo est immensement riche, les batiments sont neuf, beaux et l'entrée est en marbre. Le campus est vaste et les feuilles dorées des gingkos volent au vent frais de l'automne. Le sol est recouvert d'une magnifique couche de feuilles mortes d'un jaune vif qui resplendit en plein soleil. Et çà c'est insupportable pour les japonais. Alors tous les matins, un petit pépé-san muni d'une souflette à moteur combat inlassablement les feuilles mortes qui jonchent le sol. Il y a quelques temps ça allait encore, la très grande esplanade de l'entrée était recouverte ça et là de quelques feuilles éparses rapidement nettoyées. Mais depuis quelques jours ce sont des tonnes de feuilles de gingkos qui sont tombées et là, notre homme, seul avec sa souflette à moteur n'y peut rien. Il a beau essayer, tel Sysiphe et sa pierre, il y en a trop pour un seul homme. Et pour lui c'est la honte et le déshonneur que de laisser un parvis maculé de feuilles. Alors comme l'administration de l'université n'a pas ni envie ni besoin d'un cantonnier en dépression nerveuse, la solution est venue de l'emploi de ressources humaines massivement parallèles. A 14heure ce jour, toutes les personnes travaillant à l'institut des sciences industrielles de l'université de Tokyo ont eut l'ordre de se présenter sur le terrain de foot, de se munir d'une paire de gant blanc en coton, d'un balai et d'un sac poubelle, mis à la disposition de tous, et d'aller balayer la cour en chantant la gloire de l'empereur. Le périmètre ayant été au préalable découpé en secteurs dont chaque laboratoire avait la responsabilité. Bien évidemment je me suis trompé de secteur et j'ai balayé au mauvais endoit. Ceci dit,comme je ne lis pas le japonais j'avais quelques excuses. En moins d'une heure le campus avait retrouvé sa virginité et une montagne de sac poubelles blanc, plein de feuilles, attendait preneur. Il n'en reste que je suis sûr que notre homme sera là demain avec sa souflette à moteur pour les finitions.

oh, mais j'ai oublie de vous commenter la photo. C'est un ecran de tele derriere un faux aquarium avec une cassette de poisson qui passe en boucle.

lundi 5 décembre 2005

Viande grillée

On était parti pour le Yebisu Garden Place, dans le quartier d'Ebisu quand on eut faim. Il était dimanche midi et tout le monde sait qu'à ce moment là c'est l'heure du repas dominical en famille. La petite famille, chemin faisant, avait envie de découvrir de nouveaux goûts, de nouveaux endroits. C'est à ce moment précis que Gaëlle-san eut l'idée géniale de regarder plutôt vers le bas. En effet à Tokyo, du fait du manque de place et de la densité, il y a des magasins et des restaurants à tous les étages des immeubles, et qui se concentre uniquement sur ce qu'il a à hauteur d'oeil, manque beaucoup de choses. Tout ca pour dire que l'on s'est trouvé un restaurant en sous sol, un restaurant de viande grillée où l'on fait griller son petit morceau de viande bien grasse sur le barbecue encastré dans la table. On a même réussit à déjeuner sans qu'aucune fillette ne soit brûlée au troisième degré.

La suite de la journée s'est passée au musée de la photographie pour quelques expositions de jeunes photographes nippons. Mais avant cela il y eut la démonstration du nouvel appareil numérique Nikon D200 dans les locaux du musée. Alors quand les japonais font quelque chose, il ne le font pas à moitié, ils ne se mouchent pas avec le dos de la cuillère. Pour l'occasion, une trentaine de japonaises en micro short moulant et jambières aux couleurs de la marque nous a accueillis en nous remettant outre une montagne de prospectus, une carte mémoire pour aller essayer le nouvel appareil photo. On a fait la queue dix minutes en compagnie de quelques jeunes retraités nippons très excités puis on s'est ensuite saisi de la bête pour shooter une pauvre fille payée pour faire le planton en robe de soirée devant un décor de boules de polystirène multicolores. Une fois le quota de deux photos faites, on est prié d'aller choisir notre préférée puis de la faire imprimer sur des imprimantes de compétition. On est ressorti avec deux cartes mémoires et deux photos d'une japonaise en gros plan. La classe.

La fin de la journée a été une longue et douloureuse suite de mini catastrophes. Premièrement on a essayé d'aller à la bibliothèque de la maison Franco Japonaise, qui était bien entendu fermée (il n'y a que les institutions Françaises qui ferment ici) puis j'ai fait tomber une des cartes mémoires au fond des chiottes puis pour terminer en beauté j'ai fait brûler les pop corns. La vie est dure.

J'ai trouvé le cadeau de noël de David:

samedi 3 décembre 2005

Gateau de riz

C'est week end! et le week end nous aimons a nous lever tard, a trainasser au lit en subissant les assauts de nos fillettes furibardes nous sautant dessus en hurlant "c'est le matin levez vous, on a faim". Ce matin, point de grasse matinée puisque c'est la fête du gâteau de riz à l'école de Garance-chan. Et comme le gateau de riz il faut taper dessus très fort, un peu comme le poulpe, et comme taper dessus très fort c'est très fatigant les papas (otto-san) étaient conviés pour taper dessus. Donc réveille a la bourre, on s'habille en vitesse et on file à l'école pour aller taper sur du riz avec un gros gourdin bien lourd. En fait j'avais jamais tapé sur du riz avec un gros gourdin bien lourd, il s'avère que c'est assez drôle et que le riz se transforme très vite en une pâte gluante et blanchâtre. Pour se réconforter, on est ensuite allé s'enfiler des bonnes soba accompagnées de gyoza et de bière puis on a filé à la librairie de Shibuya pour y passer des heures.

Cet après midi il faisait froid et après nous a rappelé les hivers dans le continent européen et les mots givre, neige et froid de canard. Puis par association d'idée on s'est mis à penser à Noël, feu de cheminée et sapin. Alors comme on n'a pas de cheminée on a filé chez Donkijote pour acheter un sapin 100% plastique. Au moment même ou je tape ces lignes, nos deux cocottes sont en train de décorer le sapin de Noël puis vont aller écrire leur lettre au père noël.