samedi 13 juin 2009

De la cendre et des Caddies

Comme la merveilleuse Gwen Vous l'a annoncé dans son carnet électronique, j'erre dans les rues de Tokyo depuis peu et pour plus très longtemps encore. Je vais finir par aller m'exiler dans le nord, enfin un peu plus au nord de Tokyo, à Tsukuba pour quelques palabres entre gens très sérieux qui vont discuter des heures et des heures de truc tout petits (oui vraiment très petits). Alors en attendant je traine sur les vertes pelouses du Shinjuku Gyoen avec E et G pour manger des petites choses empaquetées en discutant de Caddies, de neige, de froid, de fin du monde et de route.

J'ai retrouvé E dans la même position dans laquelle nous l'avions laissé l'an passé à la même époque.


Puis nous avons évoqué le contexte socio économique européen, l'angola, les scandales financiers en Espagne, le retour des stray cats, l'anémie, et la surfacturation abusive de certains gardiens de gymnases. Une belle après midi de palabre sous les arbres ou d'autres s'enfilaient (c'est une image) un bouteille de rouge en solitaire.

Mes touffes Uniqlo !

vendredi 12 juin 2009

Affolement de Japonaises

En ce moment c'est pas vraiment les missiles du petit Kim qui affolent les Japonaises, ce n'est pas mon retour dans les rues de Shimokita, c'est n'est pas non plus les étals des magasins, non.

Non, ce qui affole tant ces dames c'est un chien, juste un chien.


ééééééééééééééééééééééééééééééééééééééhhhh kawaÏÏÏÏ NEEEEEEEEE !!!!!!

mardi 9 juin 2009

Teasing



lundi 11 mai 2009

Taxona



Mon Taxona est tout petit. Il est très vieux aussi. C'est un petit vieux. Il tient dans le creux de ma main et m'accompagne dans les rues de Tokyo. Il est silencieux et capricieux.

mardi 7 avril 2009

Poussin

Voila ce que ça fait d'avoir des enfants accros aux petits poussins.

jeudi 5 mars 2009

Le poulailler

Le poulailler

De l'héritabilité des caractères acquis

Shibuya reste un endroit merveilleux pour prendre des photos à la sauvette.

mardi 3 mars 2009

Le plus beau métier du monde

... n'est pas forcément celui que l'on croit.

Safe poney

A chaque fois que je vais à Tokyo pendant l'hiver, il neige. C'est quand même de la pure folie me direz vous mais moi, môsieur, j'aime les intempéries. J'aime la pluie battante, j'aime le crachin, j'aime quand les gouttes frappent le sol violemment et rebondissent, chargée de poussières, et viennent s'abattre sur mes mollets. j'aime la brulure du froid sur mes lèvres et le givre du matin.


A Tokyo les parapluies sont transparents. Alors quand il neige à gros bouillon, les flocons se déposent sur le plastique (du polypropylène, du polyethylène?), ils s'y agrègent et du coup on les voit par dessous, c'est fantastique.


En marchant sous la neige qui tombe avec un parapluie on amasse du coup beaucoup de neige et le parapluie s'alourdit rendant notre progression plus difficile. On sent ainsi le poids des choses et le bras devient pesant, c'est magnifique.

vendredi 27 février 2009

Je l'ai

mercredi 25 février 2009

En haute mer, il faut se mefier de tout


O-otoya, Shibuya. une chaine de restaurant Japonais hors de tout reproches. C'est fameux, vraiment pas cher et tout le temps bondé. Il y en a partout et notamment un à Shibuya vers le mac store. En attendant mon poisson grillé qui se faisait désirer j'ai pu assister au souper d'une grosse grappe de Shibuyettes de bien belle facture. Et vas-y que je m'étale sur la grande table du milieu, et vas-y que je refais la permanente de ma copine en plein restaurant.

Une fois la mise en plis terminée, c'est concours de Keitai avec une grande victoire pour la Shibuyette en robe fuschia et choucroute garnie qui a rien moins qu'un nounours recouvert de diamants flanqué sur le capot de son telephone. Puis vient la consultation de magazines avec forces "kawai ne" hurlés dans la gamme haute du spectre sonore.

Ensuite c'est le ravitaillement avec de bon gros sodas vert fluos, style 7up au kiwi que ces demoiselles sirotent devant un vieux salaryman qui caresse sa cravate en mourant de faim et en jetant des regards mauvais à la serveuse débordée.

Quatre Shibuyettes c'est environ quarante ongles french manucurés façon "world record extreme" avec une école de danse miniature en brillant sur chaque doigt pour l'une et des saucisses cocktails en strass contrecollés sur 2,5 cm de faux ongles pour l'autre. Et vraiment je me demande comment elles font pour envoyer des sms ou des e-mails en Kanji avec tout ça au bout des doigts.

Alors que les sobas arrivent c'est maintenant repoudrage de face huileuse avec LE miroir de poche, format A4 .

Enfine belles, coiffées et poudrées c'est silence c'est touillage de salade et soba. J'avais déja remarqué cette coutume un peu locale de touiller ses aliments de façon très exagérée avant de manger. Avec une dexterité incroyable, elles vont mélanger, tourner, disperser et homogenéiser leurs salade pendant au moins dix minutes. Un peu de calme avant.... l'arrivée de la grosse empaquetée dans une livrée rose bonbon. De toute évidence la chef de la bande, qui se pose sur sa chaise réservée et les assome toute d'un "SOBA!!!!!" puissant et grave lancé à l'intention de tout le restaurant.