mercredi 6 août 2008

De forme oblongue


Madame aime bien regarder les vitrines des photographes. On peut y voir fréquemment de biens beaux clichés de mariés de bon gout posant fièrement sur un jolie pelouse avec force gourmettes apparentes et halos blanchâtres entourant la composition. Je me demande souvent d'ailleurs si ce que l'on voit dans les vitrines, ce ne sont pas justement les photos trop laides que les intéressés n'ont pas voulu acquérir?


Dans la vitrine de ce photographe de Kamakura, il y avait, en plus de ce magnifique Polaroïd à six objectifs, une étrange photographie d'un vieux bonhomme avec un joli bonnet caca d'oie. Cette photo, j'ai l'impression de l'avoir déja vue quelque part, est ce que cela dit quelque chose a l'un d'entre vous?

lundi 4 août 2008

National Front Disco


Les nationalistes Japonais ont leur parc à thème, il s'agit du temple Yasukuni. Autant supporter leur musique militaire, débitée à 120dB par des haut parleurs à pavillon montés sur leurs fourgonnettes noires peut vite devenir insupportable, autant les contempler manger des saucisses, attablés à la guinguette du Yasukuni Jinja, peut se révéler fascinant.


Costumés comme des cosplayers d'Harajuku, ils se retrouvent dés la fin de la matinée aux abords du temple, se reconaissant d'un vigoureux salut militaire, droits dans leur bottes, la main sur le sabre en hurlant je ne sais quoi, surement à la gloire de l'empereur ou d'un quelconque héros de guerre de l'unité 731. Plus tard ils iront slurper des sobas en écoutant des marches militaires avec leur ipod reliés à des mini-enceintes en plastiques de fabrication chinoise. On les retrouve finalement à l'entrée de la bouche du métro Kudanshita, déguisés en panda (c'est incroyable ce gout pour les déguisements), mégaphone en bouche, éruptant des incitations au boycott des jeux olympiques de Pékin.

dimanche 3 août 2008

La femme à la bûche (part III)

Des fois un accessoire c'est mieux pour transporter sa bûche.

mercredi 30 juillet 2008

"Avoir le bâton"

A première vue cela semble un distributeur de capsules à 200 Yens comme il s'en trouve partout au Japon.

Mais si l'on regarde un peu plus en détail le personnage... il y a comme un petit problème. Un problème en forme de protubérance.

mardi 29 juillet 2008

Akai Guchi


On est plus habitué au Golden Gai de Shibuya (est ce qu'il s'appelle comme ça?) qu'à celui de Kabuki-cho. Pourtant ce dédale de petits bars (et petit est le bon adjectif) est bien accueillant quand il s'agit d'y commettre une nijikai.

Si vous vous y trouvez par hasard entre le 1er et le 13 septembre (on n'y sera plus...) allez donc jeter un oeil à l'exposition de photographies du somptueux Toshihiro Oshima. C'est dans un de ces bar : le Nagune (et débrouillez vous pour le trouver).

Satsuma Imo

c'est incroyable ce que les filles aiment les glaces à la patate douce.

lundi 28 juillet 2008

Point de vue, images du monde


Moi aussi j'aimerais passer ma journée, perché la haut, à deviser en buvant des cafés en canette tout en regardant de haut les shibuyettes et leur choucroute passer dans la rue.

Fraise ou vanille?

Les vanilles ont finit les premiers.

dimanche 27 juillet 2008

Hanabi

Dans le métro qui nous emmène vers Tachikawa (chuo line) nous sommes rentrés en queue de train. En queue de train, dans les trains nippons il y a le conducteur de queue de train (que Monsieur Densha Otaku me pardonne les quelques imprécisions de ce récit) qui, à part mettre la tête par la fenêtre à chaque départ, n'a pas grand-chose à faire dans sa cahute disons le tout bas.

A l'arrière du train il y avait aussi ce soir là trois jeunes japonaises en tenue de sport (avec le sac en plastique brillant qui pèse un âne mort) qui, éreintées par une partie endiablée de ballon prisonnier se sont vautrées par terre sur l'impeccable linoléum du train jaune.

Derrière sa vitre fumée notre densha-man de queue de train veillait et bouillait de rage de voir ces impertinentes vautrées sur son linoléum. Il lui a fallu attendre l'arrêt de Mitaka pour bondir hors de sa cage et pourrir (très poliment quand même) les jeunes basketteuses.

Et c'est là que l'expression "age ingrat" prends son sens puisque non content de s'être fait rappeler au règlement nos trois hockeyeuses ont commencé à se coller à la vitre et à dévisager notre homme en pouffant comme seule un jeune footballeuse peut le faire.

Mais, non contentes de dévisager ce jeune travailleur de la JR, nos trois gourdes du club de gymnastique rythmique synchrosinée de Nakano se sont mises à imiter notre homme dans son numéro d'annonce des stations au micro. Et tout ça sûrement « Juste pour lui foutre la honte »


Il n’y a plus de respect mon bon monsieur.


Bon, sinon pour ceux qui tiennent vraiment à le savoir, le feux d'artifice était magnifique et on devait être 500 000 au bas mot.

Les femmes à la bûche (part II)


Cette fois ce sont d'autres types de petites bêtes grouillantes que nos amis ont ramenés chez eux. Des petits animaux nationalistes, incrustés dans les porosités du bois, nichés au coeur de la cellulose qui se réveilleront après la saison des queues de cyclones et une incubation toute en douceur. Ces charmantes petites bestioles enfileront ensuite leur bel uniforme de soldat nippon (avec les oreilles de goofy et les gants blancs) et défileront au pas sur le kotatsu de Yanagicho en chantant des ritournelles martiales à la gloire de l'empereur des termites nippons.