jeudi 24 juillet 2008

Americana

Croisés au hasard de notre ballade à Zushi, trois jeunes américains légèrement avinés..

- (eux) Hey salut, vous venez d'où
- Peu importe
- Vous êtes australiens?
- Non Français..

Un peu plus loin à l'approche de la gare de Zushi. Les trois américains ivres marchent dans notre dos en parlant très fort.

- Vive Georges Bush, moi j'aime Georges Bush et vous vous aimez Georges Bush?
- Oui on l'aime beaucoup...
- Quoi? vraiment ?
- Mais non évidemment que non...
- Ah Jacques Chirac, c'est votre président! nous nous combattons pour la liberté pendant que Jacques Chirac suce des bites (suck cocks)...
- (un de ses comparses) oh la! calme toi un peu.

no comment...

mercredi 23 juillet 2008

La paillotte


C'est vers la bien nommée Zushi que nous sommes partis en milieu d'après midi. Après les rendez vous de travail, la science internationale conclue, une heure de sieste dans la shonan-shinjuku line qui se vide peu à peu de son contenu à mesure de la progression vers la plage.


En une heure de train, on traverse des décennies de modernité, vers l'arriere. On se retrouve dans ce que doit etre le Japon hors Tokyo que l'on connait mal. Mais Zushi c'est une ambiance si particulière, c'est un pacifique si chaud que l'on peut faire plouf sans jamais marquer le moindre temps d'arret.

Il y eut aussi les trois yakusas tatoués de haut en bas et qui cherchaient des conneries à faire sur la plage. Il y eut des hordes des paillottes rivalisant de niveau sonore. De grandes quantités de shibuyettes avec, cette année, des choucroutes à la amy winehouse sur la tète (et sur la plage c'est pas évident).

Il y avait le vent chaud sur la peau.

Puis le retour à travers les ténebres du Japon, seuls dans la rame.

Les Photos vous les verrez dans quelque temps ici. Patience et en attendant allez donc voir ce que racontent les filles.

mardi 22 juillet 2008

La mort par électrocution d'une anophèle

Meguro-gawa, c'est une petite rivière, qui tiendrait volontiers en France du ruisseau ou du ru mais bon ici le titre c'est gawa alors va pour rivière.

La riviere meguro (pas maguro, c'est du thon) est cerclée de hauts ramparts et de deux petites rues avec de ponts de la rivière maguro tous les 10 mètres. Sur les cotés de ces rues s'enfilent les magasins de fringues et/ou de cafés en terrasse. En fait c'est un coin que l'on aime, mais cette fois ci ,c'est à pied que l'on a arpenté et pas en vélo.

En remontant vers l'endroit ou le filet d'eau sort des ténèbres (là précisément ou vis crapaudin) il y a des appareils pour l'éradication en masse des moustiques et autres insectes volants persona non grata dans les parages. Lorsqu'un de ces malheureux, attiré par les sunlights comme un papillon de lumière (...), s'approche trop près des câbles à très haute tension, il est instantanément parcouru par un courant de haute intensité qui le transforme en plasma et évapore la plupart de ses composantes intimes avec un bruit assourdissant qui aurait le bon gout d'effrayer ses congénères (sans effet helas pour eux). Et là, sur les bords de la meguro gawa c'est toutes les 20 secondes que l'on assiste à la micro chaise électrique pour anophèle. Finalement ces maisons cubiques avec terrasses dans les arbres qui nous faisaient rêver, ben.. on va leur laisser.

lundi 21 juillet 2008

Ce matin j'ai vu un type en vélo se faire gronder par trois policiers dont l'un d'entre eux était muni d'un bâton


Revenir à Tokyo après une si longue absence c'est une éternelle vérification. On cherche ce qui a changé, on cherche les gouts des mets qui nous manquaient tant. On vérifie que le restaurant de Tofu de la galerie Atré d'Ebisu est toujours aussi délicieux (il l'est).


On vérifie en permanence que les Japonaises ont toujours ce style inimitable qui nous ferait rire sur un allemande ou une anglaise (voir une hollandaise) mais qui leur donne cette allure inimitable.



On se rassure en voyant ces poseurs avec leurs chevelures chatoyantes et leur gros scooters. On est bien au Japon et nul part ailleurs. Tout change tres vite ici mais certaines choses plus vite que d'autres.

Certains immeubles ont des durées de vie plus courte que certaines modes capillaires.

dimanche 20 juillet 2008

samedi 19 juillet 2008

Le pensionnat de jeunes filles


Il existe un endroit secret et terriblement bien gardé a Tokyo. De larges grilles encerclent les corps de ce bâtiments. Des fils barbelés ont été tendus au dessus des hauts murs. Des caméras de surveillance scrutent les recoins.


Le cerbère est un eunuque sévère.

Et pour les pervers et autres psychopathes qui finalement abandonneront le projet d'y pénétrer, un joli petit bistrot les accueillera.

mercredi 16 juillet 2008

Vers l'est en 23 heures

C'est environ le temps qu'il nous faut en moyenne pour replier l'espace temps et passer de l'ouest à l'est, de la SNCF à la JR, de l'anticyclone des acores au nuage moite du raz du sol, des ombres portées à la clarté diffuse.


Les sensations olfactives sont bien présentes des les premières foulées dans passerelle de Narita. L'air du Japon doit contenir des spores ou du plankton ou je ne sais quoi de particulier qui se dépose sur nos récepteurs olfactifs puis les saturent.

Cette fois ci, pas de nones dans la cabine. Juste un groupe d'une centaine de mexicains avec des sombréros dans la file avant la "migra". J'ai cru comprendre qu'il y a un concert du pape en australie et que nos amis à large chapeaux s'y rendaient. Dans la Joie.

Puis vint l'épreuve de la traversée de la gare de Shinjuku de part en part avec moultes valises et enfin les retrouvailles avec E et G. Papotages et concours de celui qui a le plus gros pour les garcons.

lundi 30 juin 2008

Dans deux semaines.....

takeshita dori

On y sera...

mercredi 26 mars 2008

En attendant

Allez donc jeter une oreille sur ma muxtape.

mercredi 30 janvier 2008

137 heures

137 heures sur le sol nippon, c'est ce que j'aurais passé cette semaine à Tokyo. Soit à peu près ce que ce vénérable Oji-san aura passé de son coté à surveiller son petit bout de pavé dans le vent glacé du mois de Janvier.

en 137 heures, une moyenne de 1800 trains seront passés sur ce morceau de Toyoko line suspendue sous les fenêtres des habitants de cet immeuble cossu du coté sombre de Shibuya. Ces mêmes habitants auront surement passé en moyenne 2,40 heures par jour à regarder des shows télévisés sur la NHK ou sur FujiTV. De somptueux shows télévisés où, par exemple, de filiformes transexuels frisés chanteraient "Dondake" sous les spots.


en 137 heures, ce mois de Janvier 2008, une très grande quantité de piétons seront passés sous les rails de la Ginza line sans jamais prêter la moindre attention à la grâce de la graphie Kanji de la gare de Shibuya.


En 137 heures, des milliers de taxis jaunes et verts, tous strictement du même modèle, celui précisement qui a des rétroviseurs larges comme ceux des berlines tractant une caravane immatriculée en hollande. Ces taxis auront parcouru des milliers de kilomètres dans la capitale nippone. Leur conducteurs auront actionnés sans relache le mécanisme d'ouverture de la portière arrière et certains même se seront endormis au feu laissant dans l'embarras leurs passagers.


En 137 heures un petit million de chiens de taille moyenne, soit l'équivalent en masse d'un ravitailleur de haute mer, allaient uriner quelques hectolitres sur des kilomètres de murs.


Et moi dans tout ça, je vous laisse pour un peu plus de 137 jours, en attendant mon retour dans ce fabuleux pays.

Mata ne.