mardi 17 avril 2007

Asimo

a un bâton dans le cul...

White noise, "the things we do"



lundi 16 avril 2007

Copain jaune

C'est une petite fille qui au détour d'une ballade se trouva nez à nez avec un copain de sa taille, tout jaune le copain.


Etrangement le copain parlait, il parlait japonais le copain, et il comprenait même ce qu'on lui disait. Oui même notre ignoble japonais d'extrême débutant. Son nom c'est wakamaru, ça on l'a bien compris.

Puis il a dit plusieurs phrases un peu synthétiques où l'on a reconnu sampo (ballade). Alors Judith-chan l'a pris par la main, toute contente d'avoir un copain.

Allez, viens mon copain jaune, on va faire le tour du pouf tout rouge.


Puis il a fallu se quitter, alors le copain jaune il a pris sa tête de chien battu et il a dit un truc du genre guru guru ou goulou goulou qui voulait dire qu'il était triste.


Je vais t'apprendre à trainer avec ma fille toi !!

samedi 14 avril 2007

La femme à la bûche

Il existe au fond de notre ruelle, le repère de la vieille dame. Invariablement, chaque samedi matin vers 11 heures, la mama san qui habite au fond de la rue sort de son antre et passe devant nos fenêtres, pas très vite. Il y a beaucoup de ponctuations dans nos journées japonaises. Par exemple à dix sept heures, chaque jour, il y a la petite musique dans les haut parleurs, et ceci où que vous vous trouviez au Japon, vous l'entendez.

Il y a aussi, le samedi matin à 8 heures, les tit tit de l'avertisseur de recul du camion des poubelles. C'est presque un camion poubelle miniature mais qui a quand même besoin de braquer en plusieurs étapes au coin de la rue. A chaque fois il est accompagné des dooozooo ! dooozooo ! des gomi-kun.

Chaque mercredi à 17 heures il y a cette voix féminine dans le haut parleur de l'université qui nous annonce que l'on ferait mieux de rentrer chez nous pour s'occuper un peu de notre famille et que le stachanovisme c'est pour les autres jours.


Le samedi matin il y a surtout la mama san du fond de la ruelle qui part au marché avec sa hotte et son chariot à roulettes. Ce doit être la version nippone du panier de course avec les trois roues pour pouvoir sauter les trottoirs. Quand elle reviens, la mama san, elle a toujours un demi potager sur le dos. Des grandes plantes feuillues qui dépassent de sa hotte et d'autres légumes improbables sur son chariot. Elle est voutée et elle rigole toujours.

mercredi 11 avril 2007

Le paradis est un mochi

On est tombé dessus par hasard. Le paradis du mochi, au fond d'une galerie commerciale su coté sombre de Shibuya. En fair ce coté n'est pas si sombre que cela, c'est juste qu'on y va rarement. Donc on ne le connait pas bien, et du coup il est sombre. Il y en avait même au vin rouge, mais on n'a pas essayé, il y avait de la queue. Une terrible queue. Quand il y a la queue au Japon, c'est souvent signe que c'est bon mais pas toujours. Je pense sincèrement que certains vont dans ces échoppes uniquement parce qu'il y a la queue et que si il y a la queue c'est forcément parce que c'est bon.


Rien à voir mais l'ignoble Ishihara a été réélu dimanche dernier au poste de gouverneur de la préfécture de Tokyo. Ishihara c'est la grande classe personnifiée, c'est pour rappel celui qui a dit que les femmes ménopausées étaient inutiles, et que le Français était une langue inapte à la précision, sans parler de sa sortie sur la décadence de l'art européen. Il a été réélu avec une participation de 33%... no comment.


mardi 10 avril 2007

Normal

Pourquoi est il tout à fait socialement admis de porter un masque de biche dans un café, à Shibuya, un samedi après midi?

dimanche 8 avril 2007

Otamajakushi


Bon, finalement Les sarkosystes nippons seront restés seuls avec leur petits fours, la bas à Daikanyama. On a préféré, et de loin, une journée de vautrage sur bâche sous les cerisiers et le timide soleil du mois d'avril. Tout l'art du hanami est de joncher ladite bâche de détritus alors que le soleil décline. Puis de converser longuement avec les gens que l'on imaginait seulement il y a peu.

Puis quand le vent du nord (ou d'ailleurs je suis pas sectaire) commence à disperser les troupes, et que les organismes commencent à s'engourdir, se lancer dans une danse effrénée avec Blanche Neige.

Et alors, seulement alors, aller pêcher d'autres tétards à qui l'on présentera leur futur en grandeur nature.



Seu Jorge, "Life on Mars"



samedi 7 avril 2007

Pâques man

C'est moi qui ouvre, c'est moi qui ouvre ! non moi d'abord ! fais voir ? qui c'est ? et qu'est-ce qu'il y a dedans? Han, des oeufs en chocolat !!

mercredi 4 avril 2007

illus friday - snap (ortekoi )

Je ne sais pas ce que veux dire snap ; j'ai un dictionaire, mais le sens m'échappe pourtant totalement. C'est à propos de rupture, de bruit sec et de photo instantanée.
Alors je fais ce que je peux. Ou plutôt je fais rien, je poste malgré le thème.
Je suis une fille bornée.

I am not familiar at all with this word "snap", I've got a dictionary, but I don't see the point. So as much as I am concerned, I show something that has just nothing to do with the topic.
I am a narrow minded girl.

mardi 3 avril 2007

Epitaphe

Voila ce que j'ai reçu hier dans ma boîte aux lettres à Tokyo :

Je ne sais pas très bien comment ils ont eu mon adresse, par l'ambassade ou autre association de Français. C'est bien dommage, puisque ce même jour nous serons affalés sur un bâche bleue sous ce qui restera de fleur de cerisiers au parc yoyogi. Par simple curiosité j'aimerais bien voir a quoi ça ressemble le comité de soutien à Nicolas Sarkozy au Japon. J'ai déja une petite idée remarquez...

Et pour la circonstance : Strapping Young Lad, "All hail the new flesh"



dimanche 1 avril 2007

Hanami 2007

Enfin un petit rayon de soleil, alors vite on saute sur les bento, on les garni puis on roule les rabannes et les bâches en plastique hello kitty. On sort les bières du frigo et on saute sur les vélos et hop hop hop au parc Yoyogi.

Bon, pour l'intimité on repassera, on devait être environ 30 000. Mais 30 000 japonais dans un parc ça reste d'une ambiance bon enfant. Alors Garance est allée sauver tous les tétards qui lézardaient à côté du petit pont de bois. Du coup on les a mis dans une bouteille de thé vert et on les a ramené à la maison. C'est incroyable la fascination qu'exercent ces petites bêtes sur Madame Gä. A l'heure actuelle, il est 21h30, elle est encore la tête penchée au dessus du vase à les observer. Moi dès demain je file chercher du beurre à l'ail en prévision...

Quand le vent s'est levé nos copains de bâche se sont mis a danser sur la tête.


Judith s'est fait un copain.
Et puis son copain a mis Beyoncé sur son sound system alors forcément Judith a voulu faire comme eux.

Puis au bout d'un moment c'est Hanami qui veut ça, ou peut être les bières et le vent, ça a dégénéré un peu.

Et pour fêter tout ça : Regina Spektor, "Fidelity"