"Le doigt dans le cul" est une pratique sociale tres fréquente ici. (J'en vois déjà qui frémissent..). Cela s'appelle Kancho, que l'on pourrait traduire aussi par Spanking, et cela consiste a humilier un de ses pairs de cours d'école en lui plantant l'index dans les fesses devant tout le monde. Il se trouve que cette pratique, somme toute assez surprenante est tres courante au Japon, et qu'il est de bon ton de saluer ses amis de la sorte, en riant a gorge déployée par l'effet produit par un tel geste. Ca s'appelle aussi de la franche camaraderie. Alors pour le Salary man, qui ne peut malheureusement plus officier de la sorte au bureau, il y a cette machine: un jeu d'arcade fabriquée par une société coréenne qui lui permettra de se défouler et de retrouver ses plaisirs de jeunesse :
A Tokyo, et surement au Japon en général, il y a deux choses que l'on ne peut pas éviter de croiser dans les rues. C'est Tommy Lee qui a bu trop de café en boites et ses nombreuses copines, les buses d'extraction d'air qui vous regardent passer du haut de leur perchoir. C'est pratiquement toutes les mêmes.
Après avoir déjeuné dans un restaurant minimaliste, on est passé voir agnès et son charmant petit Thomio puis nous avons filé à Scai the bathouse, un ancien Sento, bain public, reconverti en Galerie pour y admirer l'oeuvre (très petite expo...) de Jeppe Hein. C'est très beau, ca brille, ça mouille et il n'y a rien qui goutte.
Dimanche c'est au tout nouveau National Art Center que nous avons trainé nos poulettes. C'est de toute beauté, c'est galbé, c'est rond et comme toutes les bâtisses japonaises c'est en béton brut de décoffrage. Il y a deux expos gratuites, une sur la culture japonaise, des mangas aux jeux vidéos en passant pas les anime. Vu au passage quelques créations de Maywa Denki. Il y avait aussi quelques installations intéractives qui semblaient piochées des expositions du NTT ICC et du Miraikan. C'était bien entendu blindé de monde mais ca vaut quand même le coup d'y jeter un oeil. Ne serais ce que pour aller caresser les pattes du landwalker de Kenji Yanobe.
Surtout qu'en plus il y avait de la belle moumoutte....
On est samedi matin, on se lève tard, les filles ont droit à un royal plateau petit-déjeuner-dessin-animé (= une heure et demi de grasse matinée en plus....arf, arf, arf).
On a rien prévu du tout pour ce week end , on peu comme d'habitude. Mais on va surement trouver plein d'endroits incroyables à visiter et des expositions improbables à admirer. C'est ça qui me plait à Tokyo, il y a toujours quelque chose à faire. Et quand bien même on ne trouve pas de but, la seul découverte à pieds d'un quartier de Tokyo peu révéler bien des surprises.
Et pour passer un bon weekend, rien de mieux que de se réveiller en écoutant Tommy Guerrero. Pas ce Guerrero la, ni celui la, mais bien celui qui avait une planche chez Powell Peralta, cela dira peut être quelque chose à certains, et surement beaucoup à frérot.
Il est 19h, j'éteins la machine de gravure plasma, je coupe les gaz, l'hexafluorure de soufre, l'octafluorocyclobutane, l'hélium, l'oxygène et l'azote. Je retire ma combinaison et mes petits gants en latex. Je range mon ordi et lance un vaillant O tsukare Sama Desu ! (Veuillez sincèrement m'excuser de vous faire l'injure d'oser quitter le travail avant vous et vous remercie platement de l'acharnement au travail que vous avez su montrer) à mes collègues qui me regardent passer dans le bureau avec leurs yeux fatigués, du moins pour ceux qui les ont encore ouverts. Je monte sur mon vélo, enfourche mon ipod, passe devant les pompiers puis dévale la pente vers chez Monsieur Abe en freinant au dernier moment. Deux virages à 90 degrés négociés de bien belle façon et la, boom, je tombe devant ça: