mercredi 11 octobre 2006
lundi 9 octobre 2006
Zushi
Tout avait pourtant très mal commençé pour ce jour ferié dédié au sport (n'importe quoi quand on y pense...et pourquoi pas un jour pour le scrabble pensant qu'on y est). on s'est fait réveiller aux aurores par des importuns qui sont venus avec des gateaux à la banane pour qu'on les trempe ensemble dans du café, et qu'on discute de tout et de rien en alignant de bonnes blagues bien grasses. Ensuite ces stachanovistes de jour férié ont tenu absolument à nous tondre sur la place publique, en plein soleil et devant Tommy Lee Jones, l'humiliation totale. Pour ne pas les contrarier et s'est laissé faire.
Pour se consoler, on a suivi les conseils de Monsieur P., rencontré l'avant veille sur le sable d'odaiba et on a filé prendre la shonan-shinjuku line pour 59 minutes de ride à travers la banlieue tokyoïte jusqu'a Zushi. Zushi est une charmante petite station balnéaire toute proche de kamakura qui outre une plage magnifique coincée entre deux montagnes possède le plus jeune maire du Japon, véliplanchiste chevronné de surcroit. Doigts de pieds en éventail au soleil, chateaux de sable et petite baignade dans le pacifique pour Monsieur Be.Publié par itadakimasu à 21:23 7 commentaires
dimanche 8 octobre 2006
Un peu de mexique
Le typhon est passé et ne nous aura rien fait. Rien fait de mal en fait, si ce n'est alourdir nos bas de pantalons et humidifier encore un peu plus nos vies nippones. J'oubliais, mon papapluie, le noir, le grand, n'oublieras jamais ce jour là, il y laissa deux baleines dans un retournement de situation.Le grand ciel bleu est revenu et nous avions envie de plage, de sable chaud et du chant des semi. Alors direction Odaiba pour un vautrage dans le sable au bord de l'eau. Le soleil nous rechauffe les joues et Judith se baigne puis se roule dans le sable. La nuit tombe sur la baie de Tokyo et s'illumine. C'est tout con une baie qui s'illumine mais hier soir le spectacle était magnifique. La nuit est tombée en un instant et des dizaines de bateaux mouche illuminés sont arrivés pour batifoler au mouillage vers Odaiba, et l'on entendait les bruit de la fête à bord.
Comme le disait à très juste titre Melquiades Estrada à Tommy Lee Jones (qui me souhaite bonne journée tous les matins depuis le distributeur) :
"Quand tu verras cet endroit, mon ami, ton coeur explosera de joie devant tant de beauté."
Publié par itadakimasu à 09:40 3 commentaires
vendredi 6 octobre 2006
lundi 2 octobre 2006
Les chaussures blanches
Tu préfères, à vie, porter un joli petit slip comme ça avec les tabi (chaussure blanches) qui vont bien avec ou une école de danse miniature sur la tête et la langue en laine, à vie ?
Publié par itadakimasu à 21:19 13 commentaires
jeudi 28 septembre 2006
soupe à la grimace

J'en ai marre de m'escrimer à rendre le linge propre à renfort de trempage et de prétempage dans du détachant superpuissant qui ne donne rien, sinon m'achever l'épiderme ; j'en ai marre que les filles rentrent à la maison crottées comme si elles avaient fait le vietnam, avec des sac de change en veux-tu ?(ben non) en voilà!, de changer tous les jours les draps et les pyjamas de Judith, de récurer son matelas à cause de ces couches japonaises qui n'absorbent rien (oui j'ai déjà tenté le plastique comme alèse mais niet), j'en ai marre de toutes ces expériences que je fais avec la machine à laver, et que je te verse de l'eau bouillante, et que je te rempli le tambour avec le tuyau de douche pour espérer laver avec de l'eau CHAUDE, j'en ai marre de laver, étendre, repasser et ranger nos fringues qui s'entassent imanquablement dans le panier à linge, et de les porter ensuite avec un subtil fumet de sueur (oui mais de sueur propre!), et d'avoir la larme à l'oeil en me remémorant ma machine qui fait du bon travail, là bas, seule à vichy, de me languir de ses programmes innombrables et son odeur de petit coin de nature quand on ouvre ses entrailles.
J'en ai marre de faire la vaiselle et de cuisiner avec imagination des légumes et des fruits qui coûtent la peau des fesses sans que pour autant les miennes rétrécissent d'un yota. Pire ! Le pèse personne de la piscine me soutient que j'aurais grossi à mon insue !
J'en ai marre de photoshop et de ses calques à la noix, j'en ai marre de mes scans pouris, de mes lacunes en html, des définition de pixel et de leur confrère résolution, j'en ai marre de passer 100 ans à faire des manip qui n'aboutissent pas, des plantages et des dossiers perdus.
Heureusement, dans ce marasme qu'est ma vie, est entrée hier un miraculeux et séduisant soutient ; il s'appelle kabotcha,il est cousin avec mes copines citrouilles, courges, et parent du potimaron ; il a la peau lézard et la chair ferme, une silhouette de conte de fées, un air badin de lampion de 14 juillet. Kabotcha hier s'est mis dans un petit pot pour mon dessert, et pour seulement 140 calories (à Tokyo tous les aliments mettent un point d'honneur à informer notre métabolisme), kabotcha à fait rentrer dans ma vie un air de vacances, l'odeur de l'ambre de la plage et du caramel de la crème brûlée, une douceur de lait, un parfum de nirvana.
Publié par itadakimasu à 20:39 12 commentaires
mercredi 27 septembre 2006
lundi 25 septembre 2006
The wedding present
S’ensuit une performance de ballet aquatique qui se termine par une pyramide humaine. Le plus haut brandissant fièrement un morceau de tissue sur lequel est écrit au marqueur « LOVE CHE ». C’est à ce moment-là que Yamashita entre en scène et se place au premier plan, déguisé en collégienne avec vareuse et jupe plissée. Il entame une imitation de rock endiablé suivi bientôt des quatre nageurs dégoulinants.
Il est 14h42, je termine ces lignes, le calme est revenu et la torpeur a repris sa place. Je vais aller faire une gravure plasma.
Publié par itadakimasu à 15:06 3 commentaires
Bol d'air

Hier pour la première fois, notre dimanche a eu la saveur d'un dimanche.
On sait tous ce que c'est un dimanche: un repos ou de l'ennui, de l'oisiveté ou de la paresse, du temps en rab ou un jour trop court. Et souvent, justement tout ça à la fois. Quand vous en arrivez à l'adorer et à le détester en même temps, et qu'il paraît poisser quand on le prononce, englué de sucreries et de fourmis dans les jambes, empesé, ensuqué, sclérosé, et délicieux, vous pouvez dormir tranquille, tout est en place. Enfin c'est ce que je me suis dit.
Ma soeur jardine à l'autre bout du monde. Nous on gambade mollement (justement on peut gambader mollement un dimanche), vers une destination dont, si on l'avait soupesée un peu plus, on aurait vu l'absurdité ; le dernier jour de l'exposition Disney au Musée d'Art Contemporain. A Tokyo. Un dimanche.
La queue pour atteindre l'entrée dans la première salle était aussi longue qu'une aprem Jacques Martin. Mais nous on est ni patients ni japonais. On a jeté l'éponge. Et on a été au parc.
Mollement toujours, on s'est rendus compte que pour la première fois depuis notre arrivée à Tokyo, on n'avait pas de plan B, d'itinéraire préparé, d'idée d'escapade de secour.
On a retourné nos poches et nos plans de la ville, histoire d'être sûrs de n'avoir rien à mettre sur la table. Rien. Alors ainsi déchargés de toute responsabilité, on s'est laissé aller à ne rien faire du tout. Deux grands flans qui papotent en regardant leur progéniture faire du toboggan.
Et puis dans le début de soirée, je sais pas ce qui nous a pris, l'ombre du lundi peut être, entr'aperçue derrière la cage à poules, on s'est bougés. Jusqu'à Asakusa, pour remplir nos pognes de vaisselle. C'est pas dimanche, ça, acheter de la vaisselle en solde (et peu importe que ce soit de la belle céramique japonaise)? Ensuite, inspirés par une si belle journée et la conviction qu'on avait fait tout comme il fallait, on a gambadouillés jusqu'à notre salon, et on a regardé Blanche Neige avec un plateau télé.Si.
Publié par itadakimasu à 12:55 2 commentaires






