dimanche 6 août 2006

Rideau

Demain matin, je pars retrouver mes cocottes dans le principal pays du Fromage. Je laisse ici mes collègues à leur triste sort avec en plus plein de boulot à faire. Je vais sûrement beaucoup leur manquer (ou peut être pas) pendant ces longues semaines de canicules qui s’annoncent. Mais c’est promis je ne ferais pas comme cet enseignant du Hokkaido qui envoyait de photos de ses parties génitales (les couilles) à ses étudiants. (Le mot précédent entre parenthèses va accroître conséquemment le trafic sur ce blogue ce qui est dommage quand même).

Je suis conscient de la difficulté qui vous attend, passer des semaines (3 grosses) sans nous lire, c’est pénible. Alors pour essayer de combler le vide j’ai demandé à Melle Blythe de bien vouloir s’occuper du blogue cet été. A mon grand étonnement elle a répondue ui (elle a une toute petite voix) et s’est installée comme une grande au clavier. Attendons de voir ce qu’elle a à raconter.



わたしたちはコルシカとロマへいきます。
くがつにかえります。
またね。 

Mais que s’est il passé dans la Z-machine ?

La science avance lentement et laborieusement. Les découvertes majeures ne sont d’ordinaire pas très fréquentes. D’habitude la science n’est pratiquement jamais traitée par les journalistes de télé, et la presse écrite ne s’en sort pas bien mieux. Il est clair qu’un sujet sur les santons de Provence ou les bergers corses c’est toujours plus intéressant pour les masses qu’une découverte scientifique qui risque tout simplement de bouleverser le monde.
Qui a entendu parler de la mort de Gyorgy Ligeti ? (oui je sais aucun rapport..)
Qui a entendu parler de la Z-machine ?

Mais je m’emporte…..

Oui, découverte il y a eu. Et il s’agit cette fois de fusion thermonucléaire. Petit rappel, les Américains du Laboratoire Sandia (connus notamment pour avoir fabrique le premier manège pour acarien) travaillaient gentiment avec leur Z-machine quand ils se sont rendu compte qu’ils avaient probablement créé une réaction de fusion. En gros la Z-machine est une machine qui crée des plasmas très chauds pour produire des rayons x. Très chaud, ça veut dire plusieurs millions de degrés et faut surtout pas y mettre la main. Mais la en fait c’était beaucoup plus chaud que prévu, c’est-à-dire des milliards de degrés. Mais le pire c’est que, pendant un court instant, la machine a dégagé plus d’énergie qu’elle n’en a reçu… D’où l’hypothèse d’une réaction de fusion initié dans un plasma qui s’effondre sur lui même.

Bon OK me dites-vous, c’est super benoit ce que tu nous racontes, Ouah ! ça doit être vraiment très chaud, la canicule Japonaise c’est rien a coté….

Mais concrètement qu’est ce que ça va changer ?
Le fait qu’il sera désormais (probablement) bien plus facile et plus simple d’initier et de contrôler les réactions de fusion thermonucléaire. Et ça a deux applications immédiates :

La bombe H, qui auparavant était initiée pas une bombe A (à fission) pourra désormais s’en passer ce qui est beaucoup plus facile à faire (pas besoin d’uranium enrichi). D’où risque de prolifération …..

Les réacteurs civils de fusion, comme le projet ITER pourraient profiter de cette nouvelle manière d’atteindre de très hautes températures et cela pourrait accélérer le développement de ces réacteurs. C’est peut être l’accès à une énergie pratiquement inépuisable et propre (pas totalement propre quand même).

C’est quand même un peu plus intéressant que les santons de Provence non ??

samedi 5 août 2006

Dans la foule

Denis-kun, Pauline-san et Valérie-san ont fait escale à Tokyo après avoir passé trois semaines en nouvelle Calédonie dans une nature vierge, loin de la civilisation et des bruits du monde. L’arrivée à Shibuya fut rude…
Deux jours de tourisme intense sous une chaleur de plomb les ont épuisés. Le Yoyogi koen, le Meiji Jingu, la Takeshita dori, omote sando et la Mori tower en enfilade pour un premier jour.
Mais un bon Saba grillé au chalumeau de la fameuse Izakaya de Shimokitazawa les a remis d’aplomb.
Le lendemain fut encore plus intense en poisson et en chaleur. Les anguilles sanguinolentes de Tsukiji pour petit dejeuner puis un macha au bord de l’eau pour se calmer les pieds.



Quelques maguro et des unagi à Akihabara puis le temple Senso-ji de Asakusa pour finir de se laminer la voûte plantaire.
Quelques minutes de repos sur le bateau de la Sumida puis retour dans l’enfer de Shibuya pour se faire griller la cornée chez le Coréen.
Un suppo et au lit.

Multitache

Mais qui est ce ???

mardi 1 août 2006

L'armée Française à Tokyo

Un mois !, ça fait un mois que j'ai pas vu le soleil. Bon ok je passe ma vie en salle blanche sous des néons jaunes et si ça continue je vais devenir un goth sans avoir besoin de poudre de riz sur la face. Alors dimanche dernier ce petit temps d'ile grecque, soleil et vent chaud c'était un pur régal pour mon épiderme. les 3 lignes météo sont terminées.

Pas question de tee-shirt sur madagascar ici, mais un sujet plus serieux, plus grave arboré sur un dos marchant dans les rues de Shibuya. Le tee-shirt ARMEEFRANCAISE...c'est quand même la classe absolue.

Sinon samedi a Shibuya, pas de Rael, pas scientologues, pas de rose croix, pas de temple solaire, pas de culte antoiniste, pas de secte aum ni de mandarom. Juste les guardian angels et il n'y a pas à dire, c'est quand meme moins drôle....

Juste une grosse concentration de ganguro girls and boys qui vont commencer à me faire douter de l'importance de la carrière de Rod Stewart. Des que je remet la main sur la magnifique reprise de son (unique) tube do ya think I'm sexy par les revolting cocks je le met en ligne c'est promis.

dimanche 30 juillet 2006

Le Raconteur

Un soir à Shimokitazawa, un raconteur qui faisait de droles de bruits et amusait la galerie.

jeudi 27 juillet 2006

Sylvestre


Bon, comme E&G ne savent manifestement pas se servir de leur téléphones pour prendre des photos, il a fallu que je m'y colle. Voici dons Sylvestre flanqué de sa dulcinée et bavant d'envie de s'emparer d'une guitare pour aller secouer la tête sur scèène. Ce qu'il fera 5 minutes plus tard.

mercredi 26 juillet 2006

Raël à Shibuya

Comme vous le savez déjà sûrement, Claude Vorilhon a.k.a Raël pour les intimes est un brave gars qui vient de l’auvergne profonde et qui pendant les années 70 s’est fait plus ou moins enlevé par des extraterrestres adipeux. Puis après ça a marché, des gens l’ont cru, alors il s’est mis une des tenues de scène de la chanteuse blonde d’ABBA sur le dos et s’est mis, lui aussi à chanter. Du coup les gens lui ont donné de l’argent pour qu’il continue à les faire rire avec ses histoires d’extraterrestres, de volcan et d’ambassade. Surtout que chez Raël c’est super facile de faire le sexe et que tout le monde porte des tenues de salle blanche (sans rien dessous!) et en plus ils sont très open mind dans leur tete. Puis est arrivé Michel Houellebecq et sa vilaine peau alors Raël est devenu une mega star et maintenant ses petits copains viennent taper la ramasse sur le parvis de Shibuya. Après les scientologues, les Raëliens. Je vais commencer à penser que mes amis nippons aiment bien les gens rigolos.



vendredi 21 juillet 2006

De la blanche

Jeudi donc, était une journée marathon de la science. Lever aux aurores (7h, j’entends d’ici Gwen-san qui se marre) puis six heures de layout d’affilé pour filer ensuite sur le Campus de Hongo, à l’autre bout de Tokyo, travailler sur une grosse machine très compliquée que l’on avait réservé depuis des lustres. La grosse machine c’est une machine de lithographie par faisceau d’électrons pour faire des touts petits dessins sur du silicium. Et elle se trouve, la grosse machine, en salle blanche, c’est à dire une pièce sans poussières. Ce n’est pas un délire de ménagère nippone maniaco-dépressive, c’est juste que pour faire de la lithographie ¬à 100nm il ne faut pas, malheureux, qu’une pauvre poussière ne viennent se déposer sur nos plaquettes, la exactement ou l’on veut faire des petits traits.
En salle blanche, on est habillé avec des jolies combinaisons blanches en matériau synthétique, on a une sorte de cagoule/charlotte sur la tête, de chaussures de la Nasa, un masque sur le groin et des gants en latex sans talc (il faut 25 minutes pour les enfiler). Au final, on n’a que les yeux et les sourcils qui dépassent.
A un moment, je me suis retrouvé au milieu d’une groupe de collègues Japonais en combinaison de salle blanche et qui apparemment étaient préoccupés par un problème assez compliqué et en discutaient âprement. Les personnes une fois revêtue leur combinaison blanche et qui parlent Japonais deviennent des bosons (ceux qui ne savent pas ce que c’est demanderont à Gwen-san). C’est-à-dire qu’ils obéissent à la statistique de Bose Einstein et sont alors indiscernables les uns des autres (et peuvent superposer leur état). Du coup j’ai eu l’impression, l’espace d’un instant, d’être sur une autre planète, entouré d’entités blanches et indiscernables évoluant autour de moi et parlant une langue que définitivement je ne comprends pas et en emettant des petits bruits comme « aré ? » ou « anno… »
J’ai su ensuite la raison de leur tracas, un des hommes en blanc avait cassé le porte substrat en silicium et les autres ne savaient pas si il fallait le blâmer, le réconforter, l’humilier, le torturer ou tout simplement essayer de réparer le porte substrat.
S’en est suivies 5 heures de manip, de spincoating, de flashage, de baking et de gravure pour enfin en sortir extenués et se refaire une santé devant des montagnes de sushis. Et là ils m’ont tous explosé au nombre d’assiettes, j’ai fait un honnête 10 et me suis fait largement laminé par le grand gagnant et sa pile de 15 assiettes.

mardi 18 juillet 2006

Yoyogi Hachiman



Yoyogi hachiman, c'est ma station sur la odakyu line. Je ne sais pas pourquoi mais j'aime bien cet endroit, on entends le bruit du passage à niveau et tres peu de trains s'y arretent. On voit passer les express, les semi express, les rapid express et seul le local s'y arrete. En dessous c'est le métro automatique de la Yurikamome line à Odaiba avec un ciel tout blanc et cottoneux de l'été Japonais.