Mardi dernier, La princesse masako, sa fille princesse Aiko et sa classe sont venues chez moi pour me serrer la pince. Non, en fait elles sont allées au Shinjuku gyoen pour pique niquer sous un arbre. La petite princesse Aiko, peut être future impératrice du Japon a le même age que princesse Garance, ce qui nous fait une belle jambe vous me direz. Et dire que si ça se trouve elles ont avalées leur bento sous le même pin parasol que nous il y a peu. Cette perspective m’enchante. Non, en fait pas vraiment, et pour tout dire je m’en fout comme de ma première verrue plantaire(attrapée au stade nautique de Bellerive sur Allier le 8 février 1984 dans le pédiluve de l’entrée). En plus ce jour la il a plu et les princesses sont rentrées toutes mouillées dans leur palais. Je vous laisse libre de toute interprétation.
De princesse à grenouille il n’y a qu’un pas, ou plutôt juste un petit bond. Nous avons aussi vu la grenouille de chez E&G, et effectivement elle s’habille souvent en rose. Nous l’avons entrevue au cours de la délicieuse garden party de E&G. Yakitoris, terrine de miso, muffins, E-crepes et cake à la bière, Gwen-san sait drôlement bien recevoir. C’est tout de même bien agréable de retrouver une petite communauté francophone et de boire du vin blanc et de la bière toute l’après midi. Le plus drôle c'était quand même de regarder E en train d'essayer de parler Japonais avec les mains (oui j'ai le droit de me moquer de son Japonais).
Le 5 mai dernier c'était la fête des enfants : le Kodomo no Hi, et quand c'est la fête des enfants on accroche des carpes (koinobori) à grande bouche un peu partout et les carpes volent au vent. Enfin le 5 mai c'est surtout la fête des garçons, alors on l'a pas trop fété du coup. Par contre on en a profité pour aller apprendre à nos cocottes à faire du vélo au parc Yoyogi. Judith n'a pas voulu y toucher et Garance ne voulait plus quitter son vélo puisqu'il était rose.
Et une petite séance de pédalage à roulette dans le style "Shining". Et oui ma fille se fait lamentablement doubler par une plus petite....
Pour terminer dans le très sprituel, quel est le prénom du locataire de l'appartement numéro 301? Pour relever le niveau de ce blog, La prochaine fois je vous montrerais une vraie grenouille et des gens qui parlent avec les mains.
Grosse concentration de Ganguro girls Jeudi soir dernier à Shibuya. Alors je les ai shootées avec mon Keitai tout noir. Les Ganguro girls essayent de ressembler à des Pandas. Garance-chan aussi.
Il est aux alentours de 20h30, hier soir. Il fait nuit et je viens de terminer de lire l'histoire du soir à mes cocottes. J'ai éteins la lumière et elles font semblant de dormir (je pense en fait qu'elles lisent des livres sous leurs couettes avec une lampe de poche en grignotant des monster munch..). Epuisé je m'effondre sur le canapé et allume la télé en imaginant déguster un programme bien con de la télé nippone, genre un type déguisé en beignet qui danse devant un temple ou des collégiennes qui font de concours de crachats ou je ne sais quoi encore. Et là, surprise, c'est pas du tout ca! mais alors pas du tout. Là, tranquillement devant mes yeux fatigués, une voix off explique tranquillement la décomposition en série de Fourier... Avec un beau stylo rouge, une belle manucure et sans effets spéciaux, il égrenne les formules, les sommes de cosinus et de sinus, les intégrales de zéro à l'infini, etc..
Bon, ok tout le monde connait la décomposition en série de Fourier (Joseph) mais quand même, imaginez ca en France, le soir juste après david Pujadas, Sophie Davant (ou Laurent Romejko...) qui expliquerait avec force détermination les fonctionnelles de Schwartz (laurent) ou la transformé de Laplace (Pierre Simon). Imaginez un monde ou le samedi soir les masses laborieuses se pencheraient sur les profondeurs de l'algèbre linéaire plutôt que de s'extasier sur des tigres albinos sautant au travers de cerceaux en feu devant le regard bovin de Sebastien (Patrick).
Allez, pour vous consoler; je vous avais promis des biches, les voila :
Non, le Japon ça n'est pas que des gens bien élevés qui attendent sagement en ligne l'arrivée du métro, ça n'est pas que des gens respectueux d'autrui et du bien commun. Non, le Japon c'est aussi (un peu) la débauche. Pour preuve cette fin de Hanami un peu arrosée.
Un autre exemple de comportement social pour le moins étrange. Vu à Enoshima, à deux pas d'une magnifique plage de sable noir plongeant dans les remous argentés du pacifique, une bande de jeunes Japonais qui vont se foutre sous un autoroute dégueulasse pour y passer l'aprés midi à boire comme des trous. Romantisme...
La prochaine fois, pour faire la balance, je vous parlerais de biches et de faons.
Un dimanche de fin de vacance pluvieux alors direction Shibuya pour prendre la rinkai line qui passe sous la mer et pousse jusqu'à Odaiba. Et malgré ce que certains en disent Odaiba n'est pas qu'une plage, Odaiba est aussi l'endroit de la modenité, des immeubles futuristes et du musée des sciences émergentes : Le rinaikan.
On pensait voir un équivalent de la cité des sciences de la Vilette et c'est à peu près ça, sauf que l'on est au Japon et qu'ici les gens aiment vraiment les robots et ils ont bien raison. On a eut la chance de voir enfin Asimo (après une entrevue ratée à la tour Mori). Asimo est le petit robot humanoïde de Honda (moins d'1,50m; un nain). Asimo a une démarche gracile, Asimo se meut aisément dans l'espace (pour peu qu'il ait ses petits repères au sol...), Asimo monte les escaliers et enfin Asimo a une voix nasillarde insupportable. Mais bon, Asimo est tout blanc et c'est quand même impressionant à voir. Ce qui m'impressionne le plus c'est qu'il ait fallu attendre le 3ème millénaire pour que l'humanité arrive à maitriser la marche bipède, 60 ans après avoir inventé la bombe atomique et 30 ans après être allé sur la lune... ce qui pose un peu le problème. Il m'est arrivé de parcourir une thèse sur la modélisation du contact pied/sol pour un projet Français de robot bipède (arrêtez de rigoler au fond...) et rien que ça c'est déjà un beau problème.
Il y avait également une exposition temporaire sur le cerveau. Collection de cervelles baignant dans du formol, des petites cervelles de petits animaux morts et très grosses cervelles de très gros animaux morts. On a pu aussi apercevoir, flottant dans le liquide, le cerveau d'un professeur Japonais (mort) dont j'ai oublié le nom. Là, c'est celui d'une baleine...
Garance, Judith et Madame Gâ ont, de leur côté, beaucoup joué avec les écorchés découpés en morceaux. Même que madame Gâ en a désespérément cherché un à la boutique du musée pour égayer nos soirées d'hiver et se rappeler avec émotion son "anatomie 2000" avec lequel elle a tellement appris de notre topologie intérieure. Monsieur Be est tout de même content qu'elle n'en ait pas ramené un à la maison pour pouvoir prendre son café tranquillement le matin.
Un petit tour amusé au rayon micromachines et nanotechnology devant l'interview du (très célèbre) Pr. Fujita. Puis visite d'un batyscaphe et de l'intérieur de la station spatiale ISS avec force explications, en Français s'il vous plait, du fonctionnement d'un chiotte de l'espace. Enfin au dernier niveau une exposition de travaux d'étudiants en réalité virtuelle avec beaucoup d'expériences ludiques.
Mais ce que les cocottes ont préféré, et de loin c'est la chasse aux poissons. Sur le sol est projetée l'image de poissons qui nagent. Une caméra filme la scène et agit sur le déplacement des poissons qui changent de trajectoire lorsqu'ils rencontrent un obstacle ou une fillette. Garance et Judith étaient euphoriques et ont couru après les poissons pendant une demi heure sans cesser de hurler de joie.
j'ai travaillé le premier mai. Oui je suis impardonnable, je suis allé au labo un premier mai et je n'étais pas seul, bien au contraire puisqu'il y avait au moins deux Takahashi (sur deux) dans le bureau. Bien que de nombreux japonais prennent leur semaine de vacance en ce moment. Il y a en effet trois jours feriés de suite et nombre de travailleurs et de salarymen en profitent pour faire le pont et s'offrir royalement une semaine entière d'oisiveté tout en ne posant que deux jours de vacances. Ne croyez pas que c'est par un calcul mesquin, non, c'est pour ne pas déranger l'entreprise, ne pas la saboter, que tous les japonais font ça. C'est que ça gène moins d'être en vacances quand tout le monde y est. Du coup tout le monde est en vacance (enfin sauf à ToDai) et en même temps il est impossible de trouver une chambre d'hotel même à huit fois le prix de base. Vu qu'on s'y est pris comme d'habitude à la dernière minute, on a rien trouvé à réserver. Du coup on a décidé de passer cinq jours non stop devant notre nouvelle télévision. On a fait des réserves de riz et de bière. Et en plus si il fait trop chaud on a la clim.
On va quand même sortir de temps en temps de l'appart pour aller sur la plage à Enoshima, puis on ira aussi visiter moultes musées et expositions, peut être aussi à la piscine et voir des temples. Se promener dans les petites rues de harajuku et revenir par Shibuya. On ira aussi peut être manger chez le coréen qui arrache la langue ou chez ce petit restau specialistes des soba au sarazzin qui compte parfois des gens célèbres à sa table. Peut être qu'on ira au musée de la science et de la modernité futuriste à Odaiba ou bien visiter le parc dédié à la mer de monsieur dizni si vraiment on a du courage et de l'argent à perdre.
Ou alors on ira passer l'après midi au parc de Komaba à attendre le chat-bus.
Olivier de Kersauson a battu le records du San Francisco - Yokohama à la voile. On s'est dit chouette on va aller voir un joli bateau à Yokohama. Cette passion pour la voile m'est apparue d'un coup, comme ça, un dimanche matin et elle est devenue toute aussi intense que ma passion, bien connue elle, pour les bateaux de guerre. Au final, tout ce qu'on a vu à Yokohama c'est la pluie du mois d'avril et quelques barcasses des gardes cotes. Pas de Geronimo ni de Kersauson.
Alors pour se consoler on est passé au Sakuraya de Shibuya en rentrant et on s'est acheté une télé. On l'a installée, allumée et on a vu ça :
Judith a eu trois ans et elle est rentrée en classe en mars dernier. Ca vous le savez. Au Japon quand les enfants ont trois ans et qu'ils rentrent en classe les parents reçoivent une convocation pour la visite médicale à la mairie. Nous avons donc reçu une bien belle enveloppe contenant moulte petits papiers colorés remplis de kanjis et une petite fiole en plastique avec un cube-origami en papier plastifié destiné à recueillir quelques gouttes de pipi pour la traditionelle analyse d'urine. Heureusement, les charmantes secrétaires de mon labo m'ont aidé à déchiffrer la curieuse missive et à remplir le questionnaire médical à propos de Judith-chan. Est ce qu'elle va bien, est ce qu'elle joue avec son papa, est ce que son papa et sa maman s'entendent bien, etc. Rendez vous fut donc pris à la mairie de Shibuya un mercredi matin, la petite fiole en main.
La mairie de Shibuya est un modèle d'agencement interieur destiné à nous plonger immédiatement dans une atmosphère "fonctionnaire". C'est surement fait expres. Alors que toute la ville autour n'est que lumières et couleurs vives, modernité et écrans géants, la mairie de Shibuya est faite d'une enfilade de couloirs fadasses et d'open-space ou travaillent des hordes de fonctionnaires tristes, vieux et habillés en beige. Tout cela a du être savamment orchestré pour que l'on ne puisse pas leur reprocher de depenser trop d'argent publique. c'est une peu comme les yakuza qui s'habillent comme les mafieux qu'ils ont vu dans les films pour vraiment ressembler à des mafiosi. la, les dirigeants on du embaucher les gens en fonction de leur apparence de fonctionnaire municipaux et faire appel à un décorateur d'interieur pour donner un look administratif à la mairie d'une des ville les plus riche du monde.
Un petite périple attendait Judith et son papa. Malgré tous nos effort et ceux de Nakatani-sensei, on ne parle pas encore Japonais et les infirmières de la mairie ne parle évidemment que Japonais. Il a fallu faire avec. Premier niveau : les dents. Brossage des dents avec une pate rouge à la fraise puis petit tour devant un dentiste nippon qui me recommande vivement d'arreter de sucer mon pouce (peut être qu'il parlait de Judith). Puis Judith a du nommer quelques animaux dans un livre, qu'il a fallu que je traduise. Pesage sur une balance Totoro, mesure sous la toise à l'éffigie de Doraemon, auscultation au stethoscope. S'en est suivi une vingtaine de minutes à traduire en japonais les différents vaccins inscrits sur le carnet de santé, Comment dit on diphtérie tétanos polio ou hepatite en japonais? puis le test de vision et d'audition, ou la, il a fallu que je remplace l'infirmière pour chuchoter des questions à Judith en me cachant la bouche à dix mètres d'elle.
On est sorti de la une heure et demie plus tard, avec le carnet de santé remplie de notes en Japonais dans les mauvaises cases. Enfin la bonne nouvelle est que notre petite Judith se porte comme un charme et qu'elle est beaucoup plus sage que la plupart de ses petits copains japonais.
Petite promenade dominicale au musée d'art de Meguro pour y voir la collection de M.Y des esquisses du peintre Shinsui Ito.