AF276
Ils sont partis et a l'heure, par contre le logiciel ne dis pas si ils sont bien dans l'avion a quelle place ils sont assis.
Ils sont partis et a l'heure, par contre le logiciel ne dis pas si ils sont bien dans l'avion a quelle place ils sont assis.
Publié par itadakimasu à 23:12 4 commentaires
Potiron se sentait un peu seul aujourd'hui alors il a appelé son ami chacha et ensemble ils ont passé une bonne soirée...


Publié par itadakimasu à 21:16 0 commentaires
Notre petite Garance devient une grande fille, et elle dessine de mieux en mieux. Il faut dire aussi qu'elle y passe le plus clair de son temps, installée dans son bureau et qu'il vaut mieux ne pas essayer de la deranger dans ces moments de création.


Publié par itadakimasu à 21:11 0 commentaires



Publié par itadakimasu à 10:51 0 commentaires
Publié par itadakimasu à 18:42 0 commentaires
On était parti pour le Yebisu Garden Place, dans le quartier d'Ebisu quand on eut faim. Il était dimanche midi et tout le monde sait qu'à ce moment là c'est l'heure du repas dominical en famille. La petite famille, chemin faisant, avait envie de découvrir de nouveaux goûts, de nouveaux endroits. C'est à ce moment précis que Gaëlle-san eut l'idée géniale de regarder plutôt vers le bas. En effet à Tokyo, du fait du manque de place et de la densité, il y a des magasins et des restaurants à tous les étages des immeubles, et qui se concentre uniquement sur ce qu'il a à hauteur d'oeil, manque beaucoup de choses. Tout ca pour dire que l'on s'est trouvé un restaurant en sous sol, un restaurant de viande grillée où l'on fait griller son petit morceau de viande bien grasse sur le barbecue encastré dans la table. On a même réussit à déjeuner sans qu'aucune fillette ne soit brûlée au troisième degré.
J'ai trouvé le cadeau de noël de David:
Publié par itadakimasu à 18:34 3 commentaires
C'est week end! et le week end nous aimons a nous lever tard, a trainasser au lit en subissant les assauts de nos fillettes furibardes nous sautant dessus en hurlant "c'est le matin levez vous, on a faim". Ce matin, point de grasse matinée puisque c'est la fête du gâteau de riz à l'école de Garance-chan. Et comme le gateau de riz il faut taper dessus très fort, un peu comme le poulpe, et comme taper dessus très fort c'est très fatigant les papas (otto-san) étaient conviés pour taper dessus. Donc réveille a la bourre, on s'habille en vitesse et on file à l'école pour aller taper sur du riz avec un gros gourdin bien lourd. En fait j'avais jamais tapé sur du riz avec un gros gourdin bien lourd, il s'avère que c'est assez drôle et que le riz se transforme très vite en une pâte gluante et blanchâtre. Pour se réconforter, on est ensuite allé s'enfiler des bonnes soba accompagnées de gyoza et de bière puis on a filé à la librairie de Shibuya pour y passer des heures.
Cet après midi il faisait froid et après nous a rappelé les hivers dans le continent européen et les mots givre, neige et froid de canard. Puis par association d'idée on s'est mis à penser à Noël, feu de cheminée et sapin. Alors comme on n'a pas de cheminée on a filé chez Donkijote pour acheter un sapin 100% plastique. Au moment même ou je tape ces lignes, nos deux cocottes sont en train de décorer le sapin de Noël puis vont aller écrire leur lettre au père noël.
Publié par itadakimasu à 18:22 1 commentaires
On arrive en général dans un pays étranger avec de grosses valises , comme autant de parcelles de chez soi (en espérant secrètement reconstruire le même, en mieux ou du moins en plus exotique), contenant, rangés entre les brosses à dents et les petites culottes, de nombreux clichés sur le dit pays, mièvres ou attractifs, et pour aller avec, la quasi-certitude, que non seulement notre façon de faire est la seule (qu’on connaisse), mais aussi la seule (valable).
Depuis trois mois que nous sommes ici, nous avons appris pas mal de choses. Par exemple, une des premières expressions que nous firent rapidement nôtre à Tokyo est une petite phrase entendue 1856 fois, qui non seulement se retient bien (en même temps, après 1856 fois…) mais se place partout et à tout propos : « sô desu ne » (se prononce sodessné), et sa variante interrogative « so desu ka? »(sodesska?). Littéralement « alors c’est vraiment », on peut la traduire par « c’est ainsi » ; c’est un équivalent de notre « ah oui », ou encore « mhmh » selon le sexe de la personne qui parle : les garçons font « mhmh » quand on leur parle, tandis que les filles ponctuent la conversation de rires cristallins, de mains dans les cheveux, de retouche-gloss et de « ah bon? », de « ah ouais! » et de «vraiment? ».
Une autre chose que l’on a appris, et qui est valable ma foi all over the world, est que ce qu’on prenait de prime abord pour du folklore, de l' excentricité ou une furieuse envie de faire son intéressant, n’est qu’en fait du pur bon sens national.
Ainsi, si les japonaises portent des collants sans pieds, ce n’est pas parce qu’elles ont adoré Flashdance, mais parce qu’il existe un nombre impressionnant de raisons de se déchausser la journée : on se déchausse chez soi, chez les autres, au travail, à l’école et on change de tatanes au toilettes (ceux qui suivent le savaient déjà). Ajoutez à cela un chauffage par le sol et un parquet très beau mais très glissant et tout s’explique.
De même on croit tous que ce sont les japonais qui ont inspirés à Mickaël Jackson ce masque protégeant nez et bouche ; et pourtant on se rend vite compte, qu’ils le font uniquement en cas de grippe, rhume ou que sais-je encore, pour mettre leur appendice nasal hors d'état de nuire, et non comme M.Jackson, parce que de nez il n’a plus et qu’il ne veut effrayer personne.
Nous avec nos sourires de gaidjins, on se disait que la maniaquerie avait été inventée par les nippons, en les voyant recouvrir tous les soirs leurs sacs poubelles impeccablement rangés sous un filet bleu ; quand nous avons fait les frais un beau matin, de nos sacs sans filets saccagés par les corbeaux (ici, point de pigeons, mais d’énormes corbaks qui se repaissent de détritus), et qu’il fallu ramasser pelures de carottes, thé sans sachet et cheveux de salle de bain, on a commencé à comprendre. Idem devant les rayons de housses pour vêtements, on trouvait que cette manie de l’emballage confinait à l'obsession maladive voire à une forme extrême de psychorigidité ; mais maintenant que l’automne est là, avec son énorme taux d’humidité gorgé dans le bois qui transforme nos armoires en réservoir à pulls qui sentent le moisi, je saisi l’intérêt du plastique étanche.
On s’est aussi un peu moqués quand on a su que les japonais ne faisaient pas de brocantes, du moins à proprement parler, car ils ne supportent pas les choses usées, même si elles ne le sont que peu d’ailleurs, mais l’idée de seconde main leur est insupportable. Et depuis qu’on utilise une machine à laver japonaise, qui ne lave qu'à froid, ben oui, et une lessive japonaise qui donc par voie de conséquence est très corrosive, et que je rajoute du détachant car non, le feutre à froid, ça part pas, et que je vois la tête de nos vêtements, je commence à saisir la notion de plaisir associé au neuf et la notion d’arnaque associée au déjà porté.
C’est ainsi depuis trois mois, on se nipponise, je porte des collants sans pieds et on range nos poubelles. Nos toilettes sont dans le couloir, loin du chauffage principal, et donc plutot fraîches ; depuis quelques jours, on a allumé le chauffe lunette des gogs, qui nous faisait bien poiler, « ah n’importe quoi, comme si quelqu' un t’avais chauffé la place, non mais quelle horreur, de toutes facons, on reste pas des heures ! ». Désormais, on l’ utilise avec bonheur et délectation...
Les gogs chauffants ? So desu ne!
Publié par itadakimasu à 19:06 5 commentaires

Premier jour de crèche aujourd'hui pour Judith-chan, qui a commencé son adaptation au Day care center, à trois pas (allez, dix), de l'école de Garance.
Accueillies par Kanaï, nous avons retrouvé les locaux précédemment visités, une grande pièce principale aux tapis de jeux épars, un coin repas, petit mobilier taille enfant, le tout sous un plafond peint de ciel bleux et nuages cotonneux.
Kanaï est la manager en chef, c'est aussi la seule qui parle anglais, et de ce fait, mon principal interlocuteur. Judith s'est déchaussée et a senti le vent tourner alors que je gardais mes chaussures. Elle a réclamé les bras, et je lui ai dit dans un dernier câlin, non je ne te prends pas, car je vais m'en aller, mais toi tu vas rester et jouer, et puis je reviendrais tout à l'heure te chercher.
Etonnante Judith qui a vraiment pris sur elle, n'a rien dit et s'est laissée prendre dans les bras ; bye bye mummy, j'ai filé et elle m'a regardé partir sans broncher mais avec un regard lourd de sens.
Judith-chan a un peu pleuré ensuite, mais a retrouvé vite son sourire pendant la ballade en extérieur, a ramassé glands et feuilles mortes avec ses petits copains ; puis retour à la crèche où la vue des locaux décidément sans maman à l'horizon l'a replongé dans sa tristesse. Et puis, "gambaru", (en japonais, on dit souvent aux enfants "gambatte!", qu'on peut traduire par "courage!" mais qui a la subtilité de souligner que cela demande un certain effort ; Kanaï a donc trouvé Judith particulièrement méritante), elle a encore pris sur elle et a décidé que ça irait, elle a joué puis dégusté la cuisine japonaise des nannys : "elle en a repris", m'a expliqué Kanaï, que j'apelle Canaille en mon fort intérieur, et elle m'a ensuite tendu un compte rendu détaillé de sa matinée, que j'ai signé et dont elle m'a remis le duplicata très officiel. On est loin des "oui ça a été" évasifs des nounous à l'heure des mamans.
Avant de partir, Kanaï m'a expliqué que Judith avait ramassé un petit...un petit quoi? Elle ne connait pas le mot anglais et moi le japonais ne m'évoque pas grand chose. Elle est alors allé chercher ce petit machin que Judith a ramassé au parc et qu'elle a tenu à garder durant tout le chemin du retour.
C'est une petite prune, toute ridée, de la taille d'une grosse noisette. Kanaï m'explique que ce petit fruit a une particularité étonnante, celle de sentir le caca. Oui. La prune sous le nez, je confirme, et c'est même bluffant de sentir autant la crotte quand on n'est qu'un fruit.
D'ailleur ajoute Kanaï, c'est un fruit comestible. Humhum. Moi qui n'ai pas encore mangé j'en reste baba et voudrais pas jouer à Koh Lanta dans les parcs japonais....
Judith et moi repartons, enlacées, et Judith-chan répète en boucle "ça sent la crotte, ça sent la crotte..."
Avis aux amateurs.
Publié par itadakimasu à 22:39 4 commentaires

La Design Festa est une exposition ouverte à tous où l’on peut , moyennement quelques milliers de Yens, louer un stand pour y exposer, durant deux jours, ses créations. Il y a des peintres, des illustrateurs, des photographes, des créateurs de bandes dessinées, des designers de tout et de rien, des performers, des musiciens etc.


Il y avait des gens bizarres, des gens deguisés en panda, d'autres avec des poulpes sur la tête.
On pouvait même croiser dans les couloirs des êtres étranges:
C'est un peu comme si tous les tarés et les barges de Tokyo s'étaient donnés rendez vous pour un grand concours de n'importe quoi. Ceci dit des fois c'est vraiment très drôle. 
Sur la scène extérieure on a même pu assister à un mini concert d'un groupe de trash metal assez bon, qui changeait radicalement des standards J-pop assez insupportables ici. Puis également au rayon musique, un joueur de Theremin.
Il y a vraiment de tout, du bien et du n’importe quoi. On a même assisté à une performance de strip tease bondage devant un parterre de japonais la bouche ouverte et l’appareil photo vissé sur l’œil.

Publié par itadakimasu à 13:56 3 commentaires