yakitori de peau de poulet

Aaahh les surprises que nous réserve l'approvisionnement des gaijin que nous sommes, dépourvu d'indices tel que l'étiquette ou la connaissance parfaite de la cuisine nippone, sont toujours de taille...il va sans dire que cette brochette a fini dans la poubelle après avoir été inspectée par nos mines dégouttées.
Ce week end fut formidablement agréable, les évènements s'étant enchaînés avec une fluidité délicieuse sous un soleil bonhomme. Samedi matin, nous avons exploré le Bunkamura, (5mn à pied de chez nous), genre de centre culturel garni de boutiques, de salles de théâtre, d'une salle d'expo, d'un cinéma où se joue Peau d'âne actuellement, d'une brasserie française les deux magots, et d'une belle librairie où on a tripoté tous les magazines de design, de mode et d'art, tous les livres d'illustrations et de peinture, bref, où j'ai fait un gentil repérage de ce que je ne pourrais, sans un pincement, laisser s'ennuyer dans ces rayons. Judith qui a chopé une bronchite nous a entrainés ensuite chez le pédiatre du quartier (à un paté de maison de chez nous), très sympathique médecin aux cheveux blancs, au cabinet totoresque, qui après avoir examiné Judith et nous avoir entretenus en anglais et français, nous a remis une carte genre "membre du club" orné de notre Miss Kitty nationale. Nous sommes repartis chez nous en boudant un peu cette pluie fine qui s'arrange toujours pour tomber le samedi, et avons passé le reste de l'aprem a savourer notre internet (moi passant des commandes factices un peu partout pour tester les frais de port), et bricoler avec Garance (Benoît a démarré avec elle la construction d'un beau et grand château de princesses avec les cartons d'emballage du futon, tout un programme) pendant que Judith dormait.
Et puis en fin de journée, je suis partie avec Garance, laissant Judith avec son pôpa, explorer un grand magasin d'enfants, parce qu'il va falloir songer à compléter l'attirail de nos filles. Que c'était mignon ! Des imper et des chapeaux de pluie snoopy ou kitty, des fournitures d'écolier nippon (kawaï!!!), des tenues de mireille mattieu (noir en dentelle-velour avec gros noeud de satin),des baignoires miffy, des jouets, des landeaux, poussettes berceaux et bicyclettes hight tech, des costumes de sailor moon taille 4 ans, de la vaisselle trognone et des petits pots au contenu mystérieux....malheureusement, je n'ai pas pu tout tripoter car le trajet et notre marche lente à moi et à Garance sans poussette, nous ayant pris trois quart d'heure, il ne nous restait que peu de temps avant de devoir rallier notre quartier pour aller dîner chez Bruno et Emmanuelle, francais du labo habitants vers chez nous.
La soirée fut donc fort sympathique, (fromage et vin),les filles se sont endormies sur nos genoux, et nous sommes rentrés très tard.
Et le lendemain fut comme les dimanches sont quand ils sont impecs : actifs mais nonchalants, lumineux et tendres, avec l'exact dosage de marche et d'hagendasz, d'achat de meubles et de pause le long d'un bassin plein de carpes, de temple avec mariée, et d'arpentage d'Harajuku, quartier djeuns-branché-vintage.
Alors on est rentrés légers, satisfaits, à l'exact moment où nos messenger clignotaient et on a donc bien papoté avec les frangins et frangines tandis que Garance et Judith se régalaient de leur 18eme visionnage de Barbie coeur de princesse. Chacun son truc...
Et un dimanche n'étant jamais aussi bien réussi que lorsqu'il se termine par un bon vautrage devant série télé, on a raccroché les wagons avec Desperate houswives en saupoudrant cette soirée de chocolats Dars, cousin des chocolettis.
Que demander de plus?
Et un très bon anniversaire et tous les poutoux possibles à Maud!!!!!!
de très gros bisous à Martine qu'on encourage fort : prends bien soin de toi!!!!





Il y a des marchés aux puces à Tokyo. C’est plutôt une bonne nouvelle pour des gens comme nous, encore faut il savoir s’y rendre. Grâce au prospectus de Tokyo accueil on avait l’adresse et la date. Mais c’est sans compter sur la logique japonaise. La ou en France on aurait précisé 34 rue Jean marc Thibault, 54240 La fouillouse sur Besbre ici c’est différend puisque les rues ne portent pas de nom. Ici on précise la préfecture (to) la ville (ku) le quartier (cho) puis le numéro de sous quartier, le numéro de paté de maison (attribué évidemment au hasard et sans rapport aucun avec une quelconque position ou direction) et enfin le numéro et/ou le nom de l’immeuble (par exemple: la mode) et le numéro de l’appartement. Tout ça pour dire que le GPS ici et réellement utile et que tous les taxis en ont, ce qui ne les empêche pas de se planter très souvent. Bref on a tourné une heure sous la pluie pour trouver ce foutu marché et on ne l’a pas trouvé!! Alors de dépit on a visé la plus haute tour de Tokyo et nous nous y sommes rendu. Cette tour s’appelle la Mori Tower et comporte en son sommet, (53eme étage) un musée d’art. Quelle chance!
On a apprécié Tokyo vu de haut, c’est beau et très grand. Des maisons et des immeubles à perte de vue. C’est-à-dire que réellement on ne pouvait distinguer autre chose que du béton même en forçant le regard à l’horizon. Il faut dire que la moiteur ambiante n’aide pas à la clarté du ciel. Pas de trace de montagnes! Quelle joie! C’est en fini de ces grosse masses noirâtres que l’on a eut sous les yeux pendant huit ans à Grenoble, enfin voir l’horizon brumeux… L’expo était très moyenne, un photographe japonais qui photographiait une mer brumeuse en noir et blanc. et c’était bien évidemment gavé de monde. On a même pas vu le robot
On est enfin entré dans l’automne et la température est tombée, on commence à respirer. Notre petite routine s’installe, je vais à 








